Modes opératoires du contrôle d’Aedes albopictus
et autres moustiques nuisants
dans le département des Alpes-Maritimes
|
L’EID Méditerranée est conventionnée par le Conseil général des Alpes-Maritimes pour le diagnostic, le contrôle et le suivi des populations de moustiques nuisants dans les communes où Aedes albopictus est installé. Dans une majorité de cas, Aedes albopictus est « produit » par l’Homme et sa prolifération peut et doit être évitée une fois pour toutes par des mesures physiques, simples et pratiques : supprimer ou évacuer toute collection d’eau. Car c’est au contact de l’eau que les œufs d’Aedes albopictus éclosent et c’est sur l’eau que les Culex pipiens pondent les leurs… En 2007, le dispositif opérationnel de l’EID Méditerranée sera dans une phase de montée en charge, combinant interventions insecticides et communication préventive. Car ces gîtes larvaires, qui se trouvent le plus souvent en milieu urbain ou périurbain, au sein des domiciles privés (cours, jardins…), sont de petite dimension. Et il est impossible de les recenser tous car, pour la plupart, ils sont temporaires, aléatoires et difficiles d’accès. Et oui, la moitié du succès, c’est vous ! |
Pour Aedes albopictus et Culex pipiens
|
|
Depuis 1999, l’EID Méditerranée et l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication) sont conventionnées avec le ministère de la Santé (DGS) dans le cadre d’une veille entomologique nationale d’Aedes albopictus. Une fois ce moustique identifié dans le Sud-Est des Alpes-Maritimes, l’EID Méditerranée a été conventionnée avec le Conseil général des Alpes-Maritimes : - en 2006, sa mission a été axée sur le diagnostic des situations favorables à la prolifération, la définition des types d’habitats et gîtes larvaires associés et une première évaluation de la nuisance. - à partir de 2007, une nouvelle convention intègre des opérations de contrôle axées sur les traitements insecticides des gîtes publics et la communication préventive auprès de plusieurs publics cibles, consistant à négativer des gîtes privés ou particuliers, impossibles à recenser et à traiter. Les espèces en cause sont : Les deux premières sont produites dans des gîtes larvaires en milieu urbain. La troisième est issue de certaines zones rocheuses en bord de mer. |
|
|
|
Pour Aedes albopictus et Culex pipiens : 1- Recensement et cartographie sous forme de Système d’information géographique (SIG) des gîtes larvaires de moustiques sur le domaine public (réseau pluvial, fossés et ruisseaux urbains, etc.), ainsi que des principaux gîtes du domaine privé hors de portée des particuliers (fosses septiques, vides sanitaires, etc.). 2- Suivi régulier de ces gîtes, pour en déterminer la productivité éventuelle. Mise en place, lorsque c’est nécessaire, de réseaux de gîtes témoins, et suivi de ces gîtes témoins. 3- Déclenchement de traitements larvicides sur la base des résultats du suivi exhaustif des gîtes ou des gîtes témoins. Ces traitements insecticides seront accompagnés chaque fois que possible par la suppression physique de certains gîtes. 4- Mise en place d’un numéro Vert d’appel unique à usage des particuliers soumis à une nuisance due aux moustiques (procédure ci-dessous). 5- Interventions chez les particuliers, en réponse aux appels au numéro Vert unique, quand la situation le justifie : traitements larvicides et/ou suppression physique des gîtes et communication par les agents de l’EID Méditerranée sur la conduite à tenir pour éviter la prolifération des espèces nuisantes. 6- Contrôle de l’efficacité des traitements et mesure de la nuisance résiduaire éventuelle par piégeage sur appât humain et piège au CO2 si besoin. 7- Mise en place d’un plan de communication comportementale tenant compte d’une typologie de l’espace urbain et des usages de l’eau, définie durant la phase de diagnostic, à savoir : - Habitat individuel - Habitat collectif - Voirie et espaces publics non bâtis - Bâtis non résidentiels et friches urbaines - Campings - Exploitations et friches agricoles - Cimetières - Installations portuaires - Commerces à risque |
|
1- Cartographie des gîtes larvaires. 2- Suivi des gîtes larvaires et des conditions de leur mise en eau (pluie et/ou mer). 3- Traitement larvicide. 4- Contrôle de l’efficacité des traitements et mesure de la nuisance résiduaire éventuelle par piégeage sur appât humain et piège au CO2 si besoin. Les traitements seront réalisés avec un larvicide d’origine biologique, le Bacillus thuringiensis var. israelensis (Bti), dans sa formulation liquide (Vectobac 12AS®), à la dose maximale de 2,5 litres / ha, en mélange avec de l’eau. Les traitements sont effectués au moyen de cuves et de lances montées sur des véhicules de type Pick-up, ainsi qu’avec des pulvérisateurs à main. |
|
|
2007 sera une montée en charge du dispositif opérationnel. Comité de pilotage Directions générale et technique de l’EID Méditerranée Coordination opérationnelle 1 chef de projet Conducteurs d'opérations de démoustication en milieu urbain 4 responsables de secteurs permanents Opérateurs de démoustication en milieu urbain 1 responsable des piégeages 11 agents saisonniers (traitements) recrutés en tant que de besoin Assistance administrative 1 gestionnaire des demandes d'intervention Logistique 1 antenne opérationnelle basée à Cagnes-sur-Mer X véhicules légers de traitement appareillés. Communication Supports informatifs (affiches, affichettes, dépliants et fiches grand public et ciblés) Réunions thématiques Site web Annonces presse |